5 janvier 2026 : Maurice reprend son souffle économique après les congés du Nouvel An
Après les célébrations du Nouvel An, les employés des secteurs public et privé reprennent ce lundi le chemin du travail, marquant la fin des festivités et le retour à la routine professionnelle à travers le pays.
Cette reprise concerne une large partie de la population active. Selon les données publiées par Statistics Mauritius, la population active mauricienne s’élevait à environ 584 300 personnes au deuxième trimestre 2025, dont 550 100 étaient en emploi, soit une progression nette de 6 200 emplois par rapport à la même période en 2024. Sur la même période, le taux de chômage global s’est établi à 5,9 %, confirmant une légère amélioration du marché du travail.
Toutefois, si le chômage global a reculé, la situation des jeunes âgés de 16 à 24 ans demeure préoccupante.
D’après Statistics Mauritius, environ 12 800 jeunes étaient sans emploi au deuxième trimestre 2025, ce qui représente un taux de chômage de 20,1 % dans cette tranche d’âge.
En d’autres termes, plus d’un jeune sur cinq reste au chômage, une réalité qui contraste avec la tendance générale observée sur le marché du travail. Cette situation met en lumière les difficultés persistantes rencontrées par les nouveaux entrants, malgré une amélioration globale de l’emploi.
La reprise du travail ce lundi intervient dans un contexte où les autorités, les partenaires sociaux et les entreprises suivent de près l’évolution du marché de l’emploi. Si la baisse du chômage global est un signal encourageant, le niveau élevé du chômage des jeunes continue de susciter des interrogations, notamment sur l’accès à l’emploi des jeunes diplômés ou sans qualification et sur l’adéquation entre la formation et les besoins du marché.
Pour de nombreux observateurs, ces chiffres rappellent qu’il ne suffit pas de créer des emplois pour réduire durablement le chômage. L’insertion professionnelle des jeunes reste un enjeu central, nécessitant des politiques ciblées, des programmes de formation adaptés, des incitations à l’embauche et une meilleure coordination entre le système éducatif et le monde du travail