217 arrestations après les récents troubles à Maurice
217 arrestations, dont 25 mineurs, en lien avec les récents troubles survenus à Maurice. Selon le bilan arrêté au 23 octobre, 142 personnes sont toujours détenues, tandis que 75 ont été libérées.
Plusieurs procédures judiciaires sont en cours, alors que les autorités poursuivent leurs enquêtes sur les incidents survenus dans différentes régions du pays.
Des routes obstruées, des incendies et des dégradations de biens ont été signalés. Face à l’escalade de la situation, un couvre-feu nocturne avait été instauré avant d’être levé le 19 octobre.
Les arrestations concernent plusieurs infractions présumées : le non-respect du couvre-feu, la participation à une émeute, la rébellion, le vagabondage, le port d’une arme offensive, les dégradations et les incendies volontaires.
Par ailleurs, deux personnes, âgées respectivement de 30 et 18 ans, avaient été placées en détention dans le cadre d’une enquête menée par la Cybercrime Unit sous la Prevention of Terrorism Act (POTA).
Parmi elles, Akshaye Boodhun, un collégien de 18 ans, avait été arrêté et provisoirement inculpé en vertu de l’article 8 de cette loi, dans le cadre de l’enquête sur le groupe WhatsApp « Burning Paradise ». Il a obtenu la liberté conditionnelle ce lundi 26 octobre, après avoir fourni quatre cautions de Rs 5 000 chacune et signé une reconnaissance de dette de Rs 500 000. Le collégien devra résider à une adresse fixe, se présenter quotidiennement au poste de police et s’abstenir d’interférer avec les témoins. Une restriction de sortie nocturne lui a également été imposée : il devra rester à son domicile entre 22 heures et 5 heures.
Sur le plan judiciaire, cinq personnes ont déjà été condamnées devant les tribunaux de district de Moka et de Flacq pour vagabondage. Elles ont écopé chacune d’un mois d’emprisonnement et d’une amende de Rs 5 000.
Plusieurs affaires liées au non-respect du couvre-feu sont également en cours devant la Cour intermédiaire. Malgré la levée du couvre-feu, les procédures judiciaires liées aux récents troubles se poursuivent.