Affaire Dreamer : L’ADSU enquête sur de possibles fuites d’informations depuis l’Operations Room de la NCG

Publié le : 1 November 2026 à 18:22Mis à jour il y a 1 heure

Un officier affecté à l’Operations Room de la National Coast Guard (NCG) est soupçonné d’avoir transmis des informations confidentielles à des trafiquants présumés. Son arrestation ouvre un nouveau volet dans l’enquête sur l’importation présumée de plus d’une tonne de cannabis à bord du yacht Dreamer, intercepté le 21 octobre dans les eaux mauriciennes.

Les renseignements communiqués concerneraient les mouvements des patrouilles maritimes et les stratégies opérationnelles des garde-côtes. L’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) cherche désormais à établir la nature des informations qui auraient circulé, leurs destinataires et les circonstances de leur transmission.

L’affectation du suspect retient l’attention. L’Operations Room centralise les renseignements nécessaires à la coordination des opérations de la NCG, notamment ceux concernant les unités déployées, les interventions et la surveillance maritime.

Une question demeure au cœur des investigations : ces éventuelles fuites ont-elles permis au réseau présumé d’anticiper les interventions des garde-côtes ou d’adapter ses déplacements ? À ce stade, cette hypothèse reste à vérifier.

Les enquêteurs doivent notamment examiner les éventuelles communications entre l’officier de la NCG et les autres suspects, puis confronter leur chronologie aux opérations maritimes concernées. Il leur appartient également de déterminer quelles informations étaient accessibles à cet officier.

Au total, 14 personnes sont détenues dans cette affaire : neuf ressortissants thaïlandais, quatre Mauriciens et le policier. Les quatre suspects mauriciens auraient participé à la récupération de colis de drogue en haute mer, au moyen d’embarcations volées.

Parmi les Thaïlandais figurent le capitaine du Dreamer et six membres d’équipage. Deux autres ont été arrêtés à l’aéroport alors qu’ils tentaient de quitter Maurice.

Trois embarcations, dont le yacht, ont été placées sous scellés. Les téléphones du capitaine et des six membres d’équipage ont également été saisis. Leur exploitation pourrait aider à reconstituer les échanges entre les suspects et à préciser les responsabilités individuelles.

Les 14 suspects font l’objet d’accusations provisoires liées à la drogue. Leur culpabilité n’est pas établie. L’enquête se poursuit pour déterminer si une fuite d’informations a effectivement facilité cette importation présumée.