Violences sexuelles : 42% des Mauriciens concernés, selon une étude de Pédostop
Des chiffres alarmants révélés par une étude nationale menée par Pédostop en 2024. Face à cette réalité, l’association appelle à une mobilisation collective. Mais la coordination entre les institutions peine encore à se concrétiser. Selon cette étude, réalisée en collaboration avec Kantar Analysis et avec le soutien de la Fondation Joseph Lagesse, 42% des Mauriciens et 31% des Rodriguais déclarent avoir subi une forme de violence sexuelle au cours de leur vie.
Face à ces chiffres, Pédostop souhaite réunir les différents acteurs concernés. La directrice de l’organisme, Virginie Bissessur, indique avoir invité la ministre de l’Égalité des genres, ainsi que plusieurs parties prenantes, dont la police et le bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP), à prendre connaissance des résultats. L’objectif : mettre en place une action coordonnée.
Toutefois, la collaboration entre les institutions reste difficile à concrétiser. Virginie Bissessur déplore notamment la lenteur des démarches administratives.
« C’est administrativement compliqué, c’est lent, ça prend du temps », souligne-t-elle.
Malgré ces difficultés, Pédostop affirme ne pas baisser les bras et espère toujours parvenir à réunir les différents acteurs autour de la table, « pour l’intérêt supérieur de nos enfants surtout ».