Main-d’œuvre étrangère : Maurice renforce les contrôles dans le recrutement

Publié le : 6 November 2026 à 18:40Mis à jour il y a 2 heures

Recrutement de travailleurs étrangers : Maurice entend renforcer les contrôles et prévenir les risques d’exploitation et de traite humaine. Les agences de recrutement privées sont appelées à assumer pleinement leurs responsabilités en garantissant des pratiques transparentes, conformes à la législation et respectueuses des droits des travailleurs. C’est le message lancé lors d’un atelier de sensibilisation organisé par le ministère du Travail, en collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Face aux risques d’exploitation et d’abus, le ministre du Travail, Reza Uteem, rappelle que les agences ont une responsabilité majeure dans la protection des travailleurs mauriciens recrutés pour l’étranger, mais aussi des ressortissants étrangers employés à Maurice. Elles doivent notamment s’assurer que chaque travailleur connaît ses conditions d’emploi, dispose d’un contrat rédigé dans une langue qu’il comprend et possède les compétences requises pour le poste proposé. Le ministre insiste également sur l’obligation de veiller à leur hébergement et à leur traitement équitable par les employeurs.

Reza Uteem a par ailleurs mis en avant les mesures engagées pour simplifier les procédures de recrutement de la main-d’œuvre étrangère, tout en renforçant l’encadrement du secteur. Au 30 octobre 2026, Maurice comptait 51 157 travailleurs étrangers détenteurs d’un permis de travail, sans compter les titulaires d’un Occupation Permit.

De son côté, Alia Hirji, cheffe de mission de l’OIM pour Maurice et les Seychelles, rappelle que le recrutement éthique constitue un rempart essentiel contre l’exploitation. Elle plaide pour une meilleure information des travailleurs migrants, avant leur départ comme à leur arrivée, notamment sur les possibilités d’emploi, les rémunérations et les mécanismes d’assistance disponibles.

L’OIM réaffirme ainsi son engagement à accompagner les autorités mauriciennes pour renforcer la gouvernance migratoire, responsabiliser les acteurs du recrutement et garantir le respect des droits des travailleurs migrants.