PoTA contre les émeutiers : des réactions contrastées au sein du milieu juridique

Publié le : 18 October 2026 à 11:53Mis à jour il y a 2 heures

Le recours à la Prevention of Terrorism Act (PoTA) contre certains émeutiers interpellés lors des récents troubles à Maurice est envisagé par le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam. Cette possibilité s’inscrit dans le cadre du renforcement des actions des forces de l’ordre face aux actes de violence et aux désordres survenus dans plusieurs régions du pays. Toutefois, l’éventualité d’appliquer cette législation antiterroriste aux personnes arrêtées suscite des interrogations et des réactions contrastées au sein du milieu juridique.

Me Khushal Lobine apporte son soutien au Premier ministre concernant le recours à la PoTA. Il condamne les actes commis, qu’il qualifie d’antipatriotiques.

De son côté, Me Mohammed Hosenbux souligne qu’une émeute ne constitue pas nécessairement un acte terroriste.

Me Khadijah Hosenbux précise qu’il ne s’agit pas de défendre les personnes impliquées dans les troubles. Elle s’interroge toutefois sur la pertinence de poursuivre sous la PoTA l’ensemble des personnes arrêtées, alors que plus d’une centaine de détenus seraient concernés.

Pour sa part, Me Melany Nagen, de la National Human Rights Commission (NHRC), rappelle que la PoTA est une législation spécifique, dont l’application doit répondre à des critères précis qu’il convient d’établir.