Vingt-cinq ans après les attentats du 11 septembre 2001, New York s’apprête à rendre hommage, ce vendredi, aux près de 3 000 personnes tuées. Mais cette commémoration historique à Ground Zero se déroule dans un climat de fortes tensions politiques, notamment autour de la présence du maire de New York, Zohran Mamdani, premier musulman à diriger la ville.
La cérémonie organisée au mémorial du World Trade Center ne sera pas ouverte au grand public. Seuls les proches des victimes, les dignitaires et les invités pourront accéder au site après des contrôles de sécurité. La police new-yorkaise a annoncé un important dispositif dans Lower Manhattan, avec des fermetures de rues et une présence renforcée des unités antiterroristes.
Mais c’est surtout la présence de Zohran Mamdani qui cristallise les tensions. Une pétition lancée notamment par des proches de victimes et réclamant qu’il n’assiste pas à la cérémonie a dépassé les 100 000 signatures. Ses détracteurs mettent notamment en cause certaines de ses décisions et nominations.
La polémique a pris une nouvelle dimension lorsque Rudy Giuliani, maire de New York lors des attentats, a demandé à Mamdani de rester à l’écart de la cérémonie, allant jusqu’à établir un parallèle controversé entre le maire et les terroristes du 11-Septembre. Des familles de victimes ont, à l’inverse, défendu le droit de Mamdani d’être présent et dénoncé les attaques visant sa religion.
Mamdani maintient qu’il sera à Ground Zero et affirme vouloir consacrer cette journée aux victimes, à leurs familles et aux premiers intervenants. Il a par ailleurs proclamé le 11 septembre « Day of Remembrance and Service » à New York.
Autre absence remarquée : Donald Trump. Le président américain commémorera le 11-Septembre au Pentagone, tandis que le vice-président JD Vance représentera la Maison-Blanche à Ground Zero. Depuis 2012, aucun discours politique n’est autorisé lors de la cérémonie new-yorkaise afin d’en préserver le caractère non partisan.