Un rapport de l’UNICEF publié en février 2026 alerte sur la forte hausse des abus sexuels impliquant des enfants et liés à l’intelligence artificielle. La diffusion rapide d’outils capables de créer des images et vidéos truquées facilite ces dérives. Selon le rapport, 1,2 million d’enfants dans 11 pays affirment avoir vu leur image utilisée dans des deepfakes à caractère sexuel en un an, soit parfois un élève par classe. En un mois, près de 14 000 images suspectes ont été repérées sur le dark web, dont beaucoup sont considérées comme criminelles. L’UNICEF appelle à une réaction urgente, et Maurice souhaite également agir, estimant la situation comme une urgence nationale.
Alors que le ministre de la Technologie, de la Communication et de l'Innovation, Avinash Ramtohul, souligne qu’une loi sera proposée pour réglementer ces cas, afin que les Mauriciens puissent bénéficier de la révolution numérique sans en subir les conséquences néfastes.
Pour la spécialiste en intelligence artificielle Yeshti Bissoondoyal, il est nécessaire de renforcer les systèmes de détection et de retrait rapide des contenus dangereux, tout en reconnaissant la difficulté de la tâche face à l’accessibilité croissante de ces technologies.
Elle estime par ailleurs que l’établissement de règles claires est aujourd’hui une priorité afin de garantir une utilisation responsable de l’IA, tout en insistant sur le rôle central de l’éducation et de la sensibilisation, tant auprès des enfants que des parents et des enseignants.
Face à l’essor des deepfakes sexuels impliquant des mineurs, les autorités mauriciennes entendent agir rapidement, en misant à la fois sur un cadre légal renforcé et sur la sensibilisation pour mieux protéger les enfants à l’ère numérique.