Un plafond de verre brisé à Canberra. Pour la première fois en 125 ans d’existence, l’armée de terre australienne sera dirigée par une femme. La lieutenant-général Susan Coyle prendra officiellement ses fonctions en juillet prochain. Elle succède au lieutenant-général Simon Stuart à ce poste stratégique de chef d’état-major. Une nomination saluée par le Premier ministre Anthony Albanese comme un tournant majeur pour les forces de défense du pays.
Ce choix est tout sauf anodin. Alors que l’institution militaire australienne est secouée par des accusations de harcèlement et de discrimination, cette promotion envoie un signal fort. Pour le ministre de la Défense, Richard Marles, cette nomination est limpide : "On ne peut pas devenir ce qu'on ne voit pas". L'objectif est clair : encourager les engagements féminins et moderniser une institution en pleine introspection.
Si la nomination de Susan Coyle est historique pour l’Australie, elle s’inscrit dans une tendance mondiale encore très rare. Avant elle, des pionnières ont ouvert la voie, comme Alenka Ermenc en Slovénie dès 2018, suivie plus récemment par les cheffes d'état-major de la Jamaïque et du Canada.
Susan Coyle, militaire de carrière entrée dans l'armée en 1987, devient donc le nouveau visage de la défense australienne, portant désormais les espoirs de toute une génération de femmes en uniforme.