Le 18 septembre 1900, il y a 126 ans, à Belle Rive, naît celui qui deviendra l’une des figures les plus marquantes de l’histoire de Maurice : Sir Seewoosagur Ramgoolam, plus connu sous le nom de Chacha Ramgoolam. Médecin de formation, homme politique et homme d’État, il jouera un rôle central dans la marche du pays vers l’indépendance et sera par la suite officiellement présenté comme le Père de la Nation.
De retour à Maurice en 1935, il s’engage dans la vie publique. Conseiller municipal, puis maire de la capitale en 1958, il rejoint le Mauritius Labour Party en 1947 et en devient le leader en 1953.
Puis vient le 12 mars 1968, date qui marque un tournant décisif. Maurice accède à l’indépendance après des années de lutte et de négociations avec la puissance coloniale britannique. Sir Seewoosagur Ramgoolam devient alors le premier Premier ministre de l’île Maurice, fonction qu’il occupera jusqu’en juin 1982.
« Mazinn ou pei… mazinn ou zanfan ki pou hérite sa pei-la… » Des mots de Chacha Ramgoolam qui continuent de résonner dans la mémoire collective, prononcés au moment où Maurice accédait à l’indépendance face à l’Empire britannique.
Mais l’héritage de SSR ne se résume pas à l’indépendance. Son action politique est également associée à d’importantes réformes sociales, ainsi qu’au développement de secteurs essentiels comme l’éducation et la santé.
Plus de six décennies après l’indépendance, son nom demeure étroitement lié à l’une des périodes les plus déterminantes de l’histoire mauricienne : le passage d’une colonie britannique à un État indépendant.
Décédé en 1985, Sir Seewoosagur Ramgoolam laisse derrière lui une empreinte profonde dans l’histoire du pays. L’aéroport international, le Jardin botanique de Pamplemousses et plusieurs institutions portent aujourd’hui son nom.
Mais au-delà de ces symboles, son héritage continue d’être associé à des valeurs telles que la tolérance, l’unité dans la diversité et l’attachement à la démocratie. Des valeurs qui, plus de soixante ans après l'indépendance, continuent de nourrir la réflexion sur l’identité et l’avenir de la nation mauricienne.