51 ans après la révolte estudiantine de mai 1975, les revendications des jeunes Mauriciens restent d’actualité. Le 20 mai 1975, près de 20 000 étudiants et collégiens avaient manifesté contre un système éducatif jugé inégalitaire, où l’accès aux collèges dépendait souvent des moyens financiers des familles.
Ces jeunes réclamaient l’éducation gratuite et plus d’égalité. Malgré la répression policière, leur mobilisation a marqué un tournant historique. Mais en 2026, chômage des jeunes, inégalités sociales et difficultés scolaires continuent d’alimenter les débats.
Selon l’historien Jocelyn Chan Low, la révolte de 1975 a favorisé l’émancipation sociale et politique des jeunes. Il estime toutefois que « chaque génération a sa révolution » et doit mener ses propres combats.
Rama Poonoosamy, directeur général d’Immedia, estime que les revendications de 1975 dépassaient l’éducation gratuite. Selon lui, davantage d’égalité et plusieurs réformes restent encore nécessaires aujourd’hui.
Selon Shayn Sinnassamy, jeune syndicaliste, les jeunes Mauriciens font toujours face à la précarité, au chômage et au manque d’opportunités, malgré les avancées obtenues depuis la révolte estudiantine de 1975.