Aller au contenu principal
Accueil
Yudhisen Mardaymootoo: Le 03/01/2026 à 16:12 | MAJ à 03/01/2026 à 16:13
Main picture
Publié : Le 03/01/2026 à 16:12 | MAJ à 03/01/2026 à 16:13
Par : Yeshoda Keenoo

Les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles souhaitent renforcer leur coopération pour mieux gérer les déchets tout en créant des emplois durables. Cette orientation a été au centre d’une table ronde ministérielle organisée avec l’appui de l’Organisation internationale du Travail et de la Commission de l’océan Indien.

Les chiffres présentés montrent l’ampleur du défi. Maurice produit environ 539 000 tonnes de déchets solides par an, Madagascar près de 768 000 tonnes, tandis que les Seychelles en génèrent environ 90 000 tonnes. Aux Comores, la production est estimée à plus de 90 000 tonnes par an. Avec l’urbanisation rapide, ces volumes sont appelés à augmenter dans les années à venir.

Cette situation a un impact direct sur l’environnement, en particulier sur les zones côtières où vit une grande partie de la population. Les plastiques représentent environ 12 % des déchets ménagers et constituent l’une des principales sources de pollution marine.

Face à ce constat, le recyclage et la valorisation des déchets sont présentés comme une solution clé. Selon les estimations avancées, le passage d’un système basé sur la mise en décharge à une économie du recyclage pourrait générer jusqu’à 7 à 10 fois plus d’emplois par tonne de déchets traitée. Ce secteur pourrait ainsi devenir un important moteur d’emplois locaux, formels et durables.

La question des travailleurs informels a également été soulevée. À l’échelle mondiale, on estime entre 15 et 20 millions le nombre de personnes vivant de la collecte informelle des déchets. Les participants ont insisté sur la nécessité de mieux intégrer ces travailleurs, en améliorant leurs conditions de travail et en leur offrant des perspectives de formation et de protection sociale.

Les échanges ont enfin porté sur le renforcement des cadres légaux, l’introduction de nouvelles technologies et la mobilisation de financements pour soutenir ces efforts. L’objectif est de mettre en place une approche commune entre les pays de la région afin de concilier emploi, protection de l’environnement et développement durable.