Le départ de Paul Bérenger du Mouvement Militant Mauricien (MMM) et les tensions qu’il avait provoquées au sein du parti semblent encore laisser des traces. À l’occasion du 57e anniversaire du Mouvement militant mauricien, célébré ce dimanche à Réduit, certains discours ont laissé transparaître un malaise toujours présent. Entre allusions, messages à peine voilés et appels à l’unité, plusieurs interventions ont témoigné des blessures encore ouvertes au sein du parti.
Reza Uteem a insisté sur un principe : les grandes décisions du MMM doivent être prises après consultation des instances et de la base militante.
En citant plusieurs précédents, il a rappelé que les choix du parti ne doivent pas dépendre d’une seule personne.
Rajesh Bhagwan, secrétaire général du MMM, a lui aussi tenu à remettre l’histoire du parti dans son contexte.
Selon lui, il serait faux d’effacer la contribution de certaines figures. Mais il rappelle que l’histoire du MMM est avant tout celle de plusieurs générations de militants et de combats collectifs, et non celle d’une seule personne.
Deven Nagalingum a, lui, dénoncé le manque de continuité dans les engagements politiques.
Selon lui, il n’est pas possible de promettre de changer la vie des Mauriciens, de prendre des engagements, puis de se retirer quelques mois plus tard. Il prévient que, sans changement de méthode, le même scénario risque de se répéter.