Aller au contenu principal
Accueil
Fab: Le 05/09/2026 à 08:44 | MAJ à 05/09/2026 à 08:48
Main picture
Publié : Le 05/09/2026 à 08:44 | MAJ à 05/09/2026 à 08:48

20 millions d’enfants âgés de 12 à 17 ans ont été victimes d’au moins une forme d’exploitation ou d’atteinte sexuelle facilitée par les technologies en l’espace d’un an. C’est l’estimation publiée par l’UNICEF dans un nouveau rapport portant sur 21 pays. Cela représente près d’un enfant sur cinq dans cette tranche d’âge.

Plus de 15 millions d’enfants ont été exposés à des contenus sexuels non désirés. 9 millions ont été invités à participer à des conversations à caractère sexuel ou à partager des images sexuelles contre leur gré, indique ce rapport de l’UNICEF.

Autre chiffre préoccupant : 4 millions d’enfants ont vu des images sexuelles les représentant diffusées sans leur consentement.

Les réseaux sociaux sont au cœur du problème. Près de 60 % des abus ont eu lieu sur des plateformes de médias sociaux grand public, notamment Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok et WhatsApp. Les jeux en ligne représentent, eux, 14 % des cas.

L’étude montre également que l’agresseur n’est pas nécessairement un inconnu. Dans 57 % des cas, il s’agissait d’une personne déjà connue de l’enfant : camarade, ami, partenaire amoureux ou membre de la famille.

Mais 38 % des enfants concernés ont rencontré leur agresseur pour la première fois en ligne. Les faux comptes et les messageries privées peuvent notamment faciliter ces abus.

Les conséquences sur les enfants sont également importantes. Selon l’analyse de l’UNICEF, les victimes sont quatre fois plus susceptibles d’avoir des pensées ou comportements suicidaires ou de recourir à l’automutilation.

Dans certains pays, les chiffres sont encore plus alarmants. Au Mexique et en Macédoine du Nord, le risque de pensées ou de comportements suicidaires est plus de huit fois supérieur chez les enfants concernés. Au Pakistan, le risque d’automutilation est plus de sept fois plus élevé.

Autre constat majeur : plus de 40 % des cas n’ont jamais été révélés à qui que ce soit. Et surtout, moins de 1 % des cas ont été signalés aux autorités, notamment à la police, aux services sociaux ou aux services d’assistance.

Face à cette situation, l’UNICEF appelle les gouvernements et les entreprises technologiques à renforcer la sécurité des plateformes, les mécanismes de signalement et les dispositifs d’aide aux enfants.