Maurice veut donner un nouvel élan à ses relations économiques avec l’Inde. La ratification du protocole au traité de non-double imposition (DTAA) constitue une étape clé pour restaurer la confiance des investisseurs et offrir davantage de visibilité aux investissements existants et futurs.
Approuvée par le Conseil des ministres et finalisée le 17 juillet 2026, cette ratification modernise un accord vieux de plusieurs décennies, qui a contribué à canaliser plus de 170 milliards de dollars d’investissements vers l’Inde et à renforcer la position de Maurice comme centre financier international.
Pour la ministre des Services financiers, Jyoti Jeetun, ce nouveau cadre vient consolider le partenariat économique entre les deux pays, tout en garantissant un environnement fiscal plus moderne, transparent et conforme aux normes internationales.
Dans un entretien accordé à World Is One News, la ministre Jyoti Jeetun souligne que la ratification du protocole, après les clarifications apportées, traduit l’engagement de Maurice à respecter les standards fiscaux internationaux, tout en maintenant le traité comme un instrument destiné à faciliter les investissements transfrontaliers légitimes.
L’un des principaux points d’incertitude concernait l’application du Principal Purpose Test (PPT) et son éventuel impact sur les investissements déjà réalisés.
Les précisions apportées par le Central Board of Direct Taxes indien indiquent désormais que le PPT s’appliquera uniquement de manière prospective. Pour Jyoti Jeetun, cette clarification apporte davantage de certitude aux investisseurs et limite le risque de perturbation pour les capitaux déjà investis en Inde à travers Maurice.
Pour Maurice, ce nouveau cadre doit permettre de dépasser le modèle traditionnel de structuration fiscale et d’évoluer vers une relation d’investissement davantage axée sur la certitude, la substance économique et la coopération à long terme.
Au-delà de la relation bilatérale, le pays affiche une autre ambition : renforcer son rôle de passerelle entre l’Inde et l’Afrique.