dossier de l’« Acquisition and Cross-Servicing Agreement » (ACSA) entre Maurice et les États-Unis prend une nouvelle tournure sur le terrain judiciaire. Me Sanjeev Teeluckdharry, leader du Congrès Citoyen Mauricien (CCM), et Me Sacheen Boodhoo, leader adjoint de cette formation politique, ont saisi la Cour suprême à travers une plainte constitutionnelle dirigée contre l’État, le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, et le ministre des Affaires étrangères, Dhananjay (Ritish) Ramful.
Au cœur de leur contestation figure la décision du Conseil des ministres, prise le 29 mai 2026, d’approuver la signature de cet accord de coopération avec les États-Unis. Les deux hommes de loi estiment que cette démarche porte atteinte à la souveraineté nationale, aux libertés fondamentales ainsi qu’aux principes démocratiques inscrits dans la Constitution.
Les plaignants reprochent au gouvernement d’avoir avancé sur ce dossier sans consultation publique, sans débat national et sans recours à un référendum.
Dans une déclaration à la presse, Me Sanjeev Teeluckdharry a soulevé la question de l’adhésion de la population à un éventuel déploiement d’infrastructures logistiques ou de personnel militaire américain à Maurice.
L’avocat affirme également que Maurice, face à la puissance américaine, ne disposerait d’aucun rapport de force équivalent et estime qu’une implantation militaire étrangère pourrait représenter un risque potentiel pour la souveraineté et la sécurité du pays.
L’affaire sera appelée devant la Cour suprême le 6 juillet 2026.