Le gouvernement mauricien clarifie la portée de deux accords de coopération avec les États-Unis, notamment le State Partnership Program signé avec la Garde nationale du Nouveau-Mexique le 22 mai 2026, et l’Acquisition and Cross-Servicing Agreement, dont la signature est attendue prochainement.
Répondant à une question parlementaire de Joanna Bérenger, le Premier ministre Navin Ramgoolam a soutenu que ces cadres de coopération visent avant tout à renforcer les capacités de Maurice face aux défis sécuritaires dans sa zone économique exclusive, estimée à environ 2,3 millions de kilomètres carrés.
Parmi les menaces citées figurent la pêche illégale, le trafic de drogue, la criminalité transnationale, la migration irrégulière, la piraterie, le changement climatique et la protection des infrastructures maritimes critiques.
Le State Partnership Program repose sur des échanges professionnels, la coopération technique et le renforcement des capacités. Il couvre notamment la formation, la préparation aux catastrophes, la sécurité maritime et frontalière, la cybersécurité, ainsi que la planification opérationnelle et la gestion de crise.
L’autre accord, l’Acquisition and Cross-Servicing Agreement, doit permettre un soutien logistique réciproque lors d’exercices conjoints, de formations, d’opérations humanitaires ou de secours en cas de catastrophe. Il pourrait inclure la fourniture de nourriture, d’eau, de carburant, d’hébergement temporaire, de transport, de services médicaux, de maintenance ou encore de services portuaires.
Le gouvernement insiste toutefois : ces accords ne constituent ni une alliance militaire ni un traité de défense. Ils ne prévoient pas l’installation de bases étrangères, ni le stationnement permanent de militaires étrangers, ni le transfert d’armes. Toute coopération restera soumise aux lois mauriciennes et aux décisions souveraines du gouvernement.