En bravant l’interdiction britannique, quatre exilés ont accosté l’archipel des Chagos. Mais cette démarche, loin de rassembler, suscite de vives critiques au sein même de la communauté chagossienne.
À Maurice, des natifs et membres du Groupe Réfugiés Chagos condamnent fermement l’action entrepris par Miseley Mandarin. Ils redoutent des conséquences sur la lutte pour le droit au retour.
« Mandarain fait fausse route », déplore Lise Linsey, qui l’accuse de faire de la démagogie. « Nous sommes de vrais Chagossiens, nés sur ces terres. Il n’est qu’un descendant », souligne-t-elle.
Marcel Imbert s’interroge sur l’absence de réaction des autorités britanniques face à cette initiative.
Rosemone Bertin se dit choquée : « Si nous voulons nous rendre aux Chagos, nous ne devons pas y aller comme des voleurs. » Elle regrette son île natale, sans renier l’île Maurice qui l’a accueillie.