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Leckhna Sewcoomar: Le 23/01/2026 à 18:06 | MAJ à 23/01/2026 à 18:28
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Publié : Le 23/01/2026 à 18:06 | MAJ à 23/01/2026 à 18:28
Par : Neevesh Narainen

Invité sur le plateau de l’émission Zoom Extra sur Top FM, Maître Ivan Collendavelloo, Senior Counsel, a livré une analyse critique de la gestion du dossier AFRINIC, qualifiant la séquence d’événements récents de « profondément problématique sur le plan de l’État de droit ».

Il est d’abord revenu sur la décision du gouvernement de déclarer AFRINIC declared company le 18 juillet 2025, ouvrant la voie à une enquête statutaire relevant normalement du Registrar of Companies. Toutefois, la situation a pris une tournure inhabituelle avec la Proclamation présidentielle, par laquelle un juge en exercice a été désigné comme inspecteur, avec un mandat d’enquête détaillé visant des faits déjà qualifiés de manière très précise.

Selon Me Collendavelloo, cette intervention soulève de sérieuses interrogations sur la séparation des pouvoirs. Il estime qu’en orientant ainsi l’enquête et en impliquant directement un membre de la magistrature dans un processus à forte portée institutionnelle et potentiellement pénale, une apparence d’atteinte à l’indépendance judiciaire est créée.

La situation s’est encore compliquée avec la déproclamation subséquente, qui a mis fin au dispositif sans désigner de remplaçant ni clarifier la suite de l’enquête. Pour l’avocat, cette rupture de continuité engendre une insécurité juridique majeure et affaiblit la crédibilité des institutions.

Me Collendavelloo a conclu que le dossier AFRINIC illustre les dangers d’un enchevêtrement excessif entre pouvoirs exécutif, présidentiel et judiciaire, au détriment de la rigueur procédurale.