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Sahil Jeemon: Le 15/05/2026 à 08:25 | MAJ à 15/05/2026 à 08:26
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Publié : Le 15/05/2026 à 08:25 | MAJ à 15/05/2026 à 08:26
Par : Dooshina Appigadu

Comment une société liée à l’homme d’affaires angolais Alvaro Sobrinho a-t-elle obtenu une licence bancaire malgré plusieurs éléments jugés sensibles ?

Selon la ministre des Services financiers et de la planification économique, Jyoti Jeetun, Banco Valor International Ltd n’a jamais obtenu de licence de la FSC. En revanche, une demande avait été déposée le 29 septembre 2016 par Alvaro Sobrinho Africa Ltd, société dont Alvaro Sobrinho était l’unique actionnaire et bénéficiaire effectif.

Au moment de l’examen de cette demande, Alvaro Sobrinho détenait déjà plusieurs entités licenciées à Maurice. La FSC s’est donc appuyée sur les vérifications de conformité et de réputation déjà effectuées dans le cadre de précédentes autorisations.

Retour sur un dossier qui continue d’alimenter les débats dans le secteur financier….

Les informations disponibles indiquent toutefois que des remarques défavorables avaient déjà été relevées lors des premières vérifications réalisées en 2015. Afin de dissiper les inquiétudes, la société de gestion ayant soumis le dossier avait fourni plusieurs documents, dont un résumé de procédures judiciaires menées en Angola et au Portugal, ainsi qu’un document du bureau du procureur général angolais affirmant qu’aucune action judiciaire n’était envisagée contre Alvaro Sobrinho.

Malgré ces réserves, la licence d’investissement bancaire avait été accordée à Alvaro Sobrinho Africa Ltd le 25 novembre 2016.

Ce n’est qu’au début de l’année 2017, après la publication d’articles de presse défavorables au Portugal, que le dossier a pris une nouvelle tournure. Ces publications faisaient état de l’implication présumée d’Alvaro Sobrinho dans une affaire liée à un magistrat portugais accusé d’avoir classé plusieurs dossiers sensibles.

Face à ces révélations, la FSC avait décidé que toutes les entités liées à l’homme d’affaires ne pourraient entamer leurs opérations sans autorisation préalable de la direction de l’organisme régulateur. Un communiqué avait alors été émis en ce sens.

Dans la foulée, le cabinet britannique Kroll Associates UK Ltd avait été mandaté afin de réaliser une enquête indépendante sur le profil réputationnel et l’intégrité d’Alvaro Sobrinho. Le rapport remis en avril 2017 évoquait plusieurs éléments susceptibles d’affecter sa réputation et remettait en question son aptitude à détenir une licence financière.

Cependant, selon la ministre Jyoti Jeetun, le rapport ne contenait pas de preuves documentaires suffisantes permettant de confirmer d’éventuelles irrégularités ou procédures criminelles à l’encontre de l’homme d’affaires. En conséquence, aucune mesure coercitive n’avait été engagée contre lui.

La société concernée n’a finalement jamais pu démarrer ses activités sous cette licence bancaire. Celle-ci avait été suspendue le 27 mars 2018 avant d’être définitivement révoquée le 11 septembre 2023 pour