L’enquête judiciaire liée aux violents incidents survenus récemment à Camp-Thorel se poursuit avec la comparution de cinq suspects devant le tribunal de Moka ce vendredi après-midi. Il s’agit de Gaël Rydley Bérard, Winley Gérard Céleste, Noorani Hajee Jamalsha, Mohammed Ashfaaq Jamalsha et Rajen Luchmedu. Les cinq hommes font face à une accusation provisoire d’“assault with premeditation”.
Selon la police, une vingtaine de personnes, incluant témoins et autres suspects potentiels, doivent encore être entendues dans le cadre de cette affaire. Les auditions devraient se poursuivre sur une période d’environ trois semaines, selon la Criminal Investigation Division de Moka.
Lors des débats autour de la motion de remise en liberté conditionnelle de Rajen Luchmedu, l’enquêteur principal a soutenu devant la cour que le maintien en détention demeurait nécessaire afin d’éviter toute interférence avec les témoins ou manipulation de preuves. La magistrate doit rendre sa décision le lundi 25 mai 2026 à 11 heures.
Par ailleurs, la police poursuit ses recherches afin de retrouver plusieurs armes présumées utilisées lors des affrontements, notamment des armes à feu, un sabre et un taser. Malgré des fouilles menées dans un champ de cannes, aucune de ces armes n’avait été retrouvée jusqu’ici. Toutefois, un fusil sous-marin ainsi qu’une batte de baseball avaient été saisis dans un véhicule intercepté le jour des incidents.
Les premiers éléments de l’enquête indiquent que les affrontements seraient liés à des tensions entre des habitants de Camp-Thorel et des utilisateurs de quads circulant sur un parcours de santé de la localité. La situation avait nécessité l’intervention de plusieurs unités policières, dont la Special Supporting Unit, la Special Mobile Force et le Groupement d’intervention de la police mauricienne.
Plusieurs suspects ont également été conduits dans des centres hospitaliers après avoir signalé des problèmes de santé. Les autres motions de remise en liberté conditionnelle seront examinées lors de la prochaine comparution prévue le 25 mai.
À noter également que l’enquête n’est désormais plus sous la responsabilité de la CID de Moka ni de la CID de Quartier Militaire. Le dossier a été transféré au Central CID, deux des déclarants relevant respectivement de ces deux unités policières.