Soobrayen Soorekha, actuellement détenue à la prison des femmes de Beau-Bassin, a déposé une plainte constitutionnelle devant la Cour suprême pour contester la légalité de son arrestation, de sa détention et des poursuites engagées contre elle dans une affaire de culture de cannabis.
L’affaire sera appelée devant le Chef juge le 25 mai 2026.
Dans cette action introduite sous l’article 17 de la Constitution, la plaignante réclame une réparation constitutionnelle contre le Commissaire de police, l’État mauricien et le Directeur des poursuites publiques (DPP) pour violation alléguée de ses droits fondamentaux. L’Independent Police Complaints Commission (IPCC) a également été citée dans la procédure.
Selon la plainte, des officiers de l’ADSU de St-Pierre ont mené une opération le 29 avril 2026 à Clency Road, Bel Air Rivière Sèche. Soobrayen Soorekha affirme que sa maison a été fouillée sans mandat de perquisition et qu’aucun objet incriminant n’y a été retrouvé. Les policiers se seraient ensuite rendus dans une maison inhabitée située derrière sa résidence, où des plants de cannabis auraient été découverts.
La détenue nie tout lien avec cette maison et rejette toute implication dans une culture de cannabis. Elle allègue également avoir subi des pressions pour convaincre son fils de se rendre à la police.
Malgré la reddition volontaire de ce dernier, elle a été provisoirement inculpée pour culture de cannabis à des fins de trafic de drogue.
La plainte a été déposée par l’avoué Me Kaviraj Bokhooree et l’avocat Me Pravesh Nuckcheddy.