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Fab: Le 29/04/2026 à 11:20 | MAJ à 29/04/2026 à 11:23
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Publié : Le 29/04/2026 à 11:20 | MAJ à 29/04/2026 à 11:23
Par : Vanessa Mathews Saramandif

Nouveau face-à-face judiciaire pour Nicolas Sarkozy en France. L’ancien président de la République est attendu mercredi devant la cour d’appel de Paris, où il doit être entendu dans le cadre du procès en appel sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Au centre des débats : deux écrits de son ancien proche collaborateur Claude Guéant, qui ravivent les tensions entre les deux hommes.

Absent des audiences pour raisons de santé, l’ancien secrétaire général de l’Élysée suit la procédure à distance. Il a notamment pris connaissance des déclarations de Nicolas Sarkozy remettant en cause sa loyauté, évoquant devant la cour un collaborateur « remarquable », mais pouvant aussi avoir été guidé par des intérêts personnels.

En réponse, Claude Guéant, 81 ans, a transmis deux attestations datées des 11 et 26 avril. Sans attaque directe, il y conteste la version de l’ancien chef de l’État et insiste sur un point central : son rôle aurait toujours consisté à appliquer strictement les instructions venues de l’Élysée, sans initiative personnelle. Ces éléments viennent fissurer un tandem longtemps présenté comme soudé au sommet de l’État, au cœur de la période contestée.

Ce procès en appel, dont l’issue est attendue en novembre après des débats prévus jusqu’à la fin mai, pèse lourd pour Nicolas Sarkozy. Au-delà de l’enjeu judiciaire, c’est aussi son image d’ancien président qui se joue, après une première condamnation à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs, assortie d’une incarcération de 20 jours.