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Yudhisen Mardaymootoo: Le 09/10/2026 à 15:35 | MAJ à 09/10/2026 à 15:45
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Publié : Le 09/10/2026 à 15:35 | MAJ à 09/10/2026 à 15:45

Juneid Fakim contre-attaque devant le tribunal de district de Rose-Hill. L’ancien commissaire de la Financial Crimes Commission (FCC) conteste la légalité de l’enquête menée contre lui dans l’affaire Mamy Ravatomanga, ainsi que le fondement de l’accusation provisoire dont il fait l’objet.

Par l’intermédiaire de ses avocats de Boolell Chambers, il demande la radiation de cette accusation.

Sa contestation repose principalement sur deux arguments. Selon lui, la FCC ne pouvait pas enquêter sur une affaire dans laquelle elle serait elle-même directement impliquée. L’enquête aurait donc dû être confiée à la police. Il soutient également que le seuil légal du soupçon raisonnable nécessaire pour justifier l’accusation n’aurait pas été établi.

Pour rappel, comme nous l’avions rapporté dans un précédent article, Paramhans Allear avait reconnu, lors de son contre-interrogatoire devant la Bail and Remand Court le 27 août dernier, qu’aucune disposition légale n’interdisait, à l’époque, la rencontre entre Juneid Fakim et Mamy Ravatomanga. Le responsable des enquêtes avait également confirmé qu’une seule rencontre avait été identifiée et que Juneid Fakim, qui exerçait ses fonctions de commissaire à temps partiel, pouvait poursuivre sa pratique professionnelle.

Dans le cadre de cette contestation, Juneid Fakim a sommé deux hauts responsables de la commission de venir témoigner : Titrudeo Dawoodharry, directeur général, et Paramhans Allear, directeur des enquêtes.

L’affaire a été fixée au 3 décembre 2026 pour les plaidoiries juridiques. La contestation porte notamment sur la compétence de la FCC pour mener cette enquête et sur l’existence d’une base suffisante pour maintenir l’accusation provisoire.