La bande sonore qui circule depuis vendredi autour de l’affaire Mamy Ravatomanga entre désormais dans une nouvelle phase : celle des vérifications officielles par la Financial Crimes Commission (FCC).
Le nouvel élément au dossier vient de Nasser Bheeky, qui s’est présenté vendredi à la FCC, accompagné de son avocat, Me Samad Golamaully. Il a remis aux enquêteurs un affidavit ainsi qu’une clé USB contenant notamment une vidéo liée à une conversation WhatsApp.
Nasser Bheeky affirme que cet enregistrement est directement lié à des demandes d’argent qui auraient été formulées dans le contexte de l’affaire Ravatomanga.
Depuis, un autre nom est venu se retrouver au centre des développements : Jean Karl Elysée, ancien Senior Adviser au Prime Minister’s Office. Son nom est cité dans la plainte de Nasser Bheeky. La FCC a transmis un Notice on Departure au Commissaire de Police le concernant. Jean Karl Elysée, par l’intermédiaire de son avocat, Me Akil Bissessur, nie être impliqué et a également saisi la Cybercrime Unit au sujet de la diffusion de la bande sonore.
Du côté de Nasser Bheeky, Me Samad Golamaully maintient que l’enregistrement est authentique. L’avocat affirme que des vérifications ont déjà été effectuées, notamment auprès de plateformes et d’intervenants techniques, afin d’écarter l’hypothèse d’une manipulation ou d’un contenu généré par intelligence artificielle. Il soutient notamment que la vidéo existait avant l’arrestation de son client en octobre 2025.
Mais c’est désormais à la FCC de procéder à ses propres vérifications.
Un exercice devait avoir lieu lundi autour de l’enregistrement et des éléments techniques qui l’accompagnent. Celui-ci n’a toutefois pas pu être mené comme prévu en raison de l’heure tardive. Il devrait donc se poursuivre aujourd’hui. L’objectif sera notamment de déterminer l’authenticité de l’enregistrement, son origine, les circonstances dans lesquelles il a été réalisé ainsi que la portée des échanges qui y figurent.