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Yudhisen Mardaymootoo: Le 10/04/2026 à 07:39 | MAJ à 10/04/2026 à 07:40
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Publié : Le 10/04/2026 à 07:39 | MAJ à 10/04/2026 à 07:40
Par : Manisha Jooty

Un an après l’arrestation de l’ancien ministre des Finances, Renganaden Padayachy, dans le cadre de l’affaire de la Mauritius Investment Corporation (MIC), le dossier continue de susciter interrogations et débats sur la gestion des fonds publics et la gouvernance des institutions.

Le 9 avril 2025, l’ancien Grand argentier était arrêté par la Financial Crimes Commission (FCC) et interrogé pendant plusieurs heures avant d’être placé en détention. Il faisait alors face à une accusation provisoire de fraude par abus de position, liée à une transaction controversée impliquant l’acquisition d’actions d’Eastcoast Hotel Investment Ltd.

Au centre de l’affaire : une opération réalisée en mai 2024, portant sur l’achat de 1 596 actions pour un montant de 48 millions d’euros, soit environ Rs 2,4 milliards. Selon les enquêteurs, ce montant dépassait de Rs 300 millions la valeur recommandée de Rs 2,1 milliards.

Cette différence aurait permis à la société bénéficiaire d’engranger un gain jugé injustifié, alimentant ainsi les soupçons de favoritisme et d’abus de position. L’affaire avait rapidement pris de l’ampleur avec l’arrestation d’autres figures clés, notamment l’ex-CEO de la MIC, Jitendra Bissessur, et l’ancienne Company Secretary, Diya Sewraz.

Des soupçons de falsification de procès-verbal avaient également émergé, notamment après les déclarations de l’ex-administrateur Louis Rivalland. Par ailleurs, la FCC avait enclenché des procédures pour retracer les Rs 300 millions jugés excédentaires, avec l’émission d’« Attachment Orders » visant plusieurs comptes bancaires.

Après plusieurs jours en détention, Renganaden Padayachy avait obtenu la liberté conditionnelle, sous des conditions strictes, incluant des cautions et une reconnaissance de dette. Depuis, le dossier suit son cours devant la justice, avec des développements progressifs au fil des auditions et des analyses financières.

Un an après, l’affaire MIC demeure emblématique des enjeux liés à la transparence et à la gestion des fonds publics à Maurice. Elle continue d’alimenter les débats politiques et juridiques, alors que l’opinion publique attend toujours des conclusions claires sur les responsabilités de chacun. L’évolution de ce dossier serait déterminante pour la crédibilité des institutions et la lutte contre les crimes financiers dans le pays.