L’affaire dite “Toxic Loans” de Rs 470 millions revient devant la justice ce mercredi 10 juin 2026. Sanjiv Ramdanee, CEO de Maradiva Villas Resort & Spa et dirigeant de Dhyanavartam Ltd, est attendu devant la cour dans le cadre de l’enquête menée par la Financial Crimes Commission (FCC).
L’homme d’affaires fait l’objet d’une accusation provisoire de “conspiracy” sous la Financial Crimes Commission Act 2023. Cette accusation demeure, à ce stade, provisoire, l’enquête étant toujours en cours.
L’affaire concerne un financement d’environ Rs 470 millions accordé par la State Bank of Mauritius à Dhyanavartam Ltd, société liée au Maradiva Villas Resort & Spa. Selon les éléments avancés par les enquêteurs, ce prêt aurait été déboursé dans des circonstances que la FCC cherche à éclaircir.
Premchand Mungur, ancien Chief Executive Officer de la SBM et ex-président du Management Credit Forum, avait également été inquiété dans ce dossier. Il est, lui aussi, provisoirement accusé de “conspiracy”. La poursuite soupçonne une entente présumée autour du déblocage du financement accordé à Dhyanavartam Ltd.
Lors de sa comparution initiale, des conditions strictes avaient été imposées à Sanjiv Ramdanee. Il devait notamment rester à la disposition des enquêteurs, se présenter régulièrement à la police et ne pas interférer avec les témoins. Il est aussi soumis à une interdiction de quitter le territoire.
En février dernier, la cour avait rejeté une demande de variation de cette interdiction de départ. Sanjiv Ramdanee souhaitait obtenir l’autorisation de se rendre en Espagne, mais la demande avait été contestée par la FCC, qui avait exprimé des réserves en raison de l’enquête toujours en cours.
La comparution de ce mercredi devrait permettre de connaître la position de la poursuite sur l’évolution de l’enquête et sur la suite de la procédure. À ce stade, aucune charge formelle définitive n’a été déposée contre Sanjiv Ramdanee dans ce dossier.
Rappelons que Sanjiv Ramdanee avait été arrêté le 2 décembre 2025 par la FCC avant d’être présenté devant le tribunal de Port-Louis Sud le lendemain. La FCC ne s’était alors pas opposée à sa remise en liberté sous caution. Il avait été autorisé à rentrer chez lui après avoir fourni deux cautions de Rs 700 000 chacune et signé une reconnaissance de dette de Rs 5 millions.