La situation des agressions sexuelles sur mineurs à Maurice et Rodrigues est alarmante et en forte augmentation. Pendant des années, l’ampleur du phénomène est restée largement méconnue, victimes et société étant souvent empêtrées dans la honte et le silence.
Selon une étude menée par Pedostop, 42 % des Mauriciens et 31 % des Rodriguans ont été victimes de violences sexuelles, principalement sous forme non physique : regards inappropriés, commentaires à connotation sexuelle…
Selon la brigade des mineurs, le nombre de cas signalés a triplé en trois ans. En 2025, 399 filles et 23 garçons ont été victimes d’agressions sexuelles à Maurice. Derrière chaque chiffre, il y a un enfant dont la voix doit être entendue, dont la sécurité doit être priorisée. La question reste : comment protéger ces enfants et agir efficacement pour prévenir de nouveaux drames ?
Le sergent Kevin Kumar Bissoondeeal, de la Brigade pour la protection des mineurs, souligne la complexité du parcours des victimes, souvent confrontées à de multiples intervenants. Il insiste sur la nécessité d’agir rapidement et de renforcer les structures existantes afin d’assurer une protection plus efficace des enfants.
La psychologue Virginie Bissessur, directrice de Pédostop, alerte sur l’ampleur des violences sexuelles à Maurice et Rodrigues : 42 % des Mauriciens et 31 % des Rodriguans en ont été victimes, mais seuls 3 % des cas sont signalés. La plupart des auteurs appartiennent au cercle proche des enfants. Elle appelle à renforcer la protection, à coordonner les institutions et à mettre en place une prévention efficace.
Me Pooja Bhayro, avocate, alerte sur le fait que beaucoup de cas de violences sexuelles sur mineurs n’aboutissent pas à des condamnations. Elle insiste sur la protection des enfants, la rapidité des procédures et un soutien psychologique adapté.