Le Sommet mondial de l’intelligence artificielle (AI Impact Summit 2026) a été inauguré le lundi 16 février 2026 à Bharat Mandapam, à New Delhi, rassemblant dirigeants politiques, chefs d’État et hauts responsables du secteur technologique pour une conférence de cinq jours dédiée à l’avenir de l’IA dans le monde.
Présidé par le Premier ministre indien Narendra Modi, l’événement ambitionne de tracer une feuille de route mondiale pour une gouvernance responsable et inclusive de l’intelligence artificielle, en réunissant des représentants de plus de 100 pays. Parmi les participants figurent des chefs d’État et de gouvernement, dont le président Emmanuel Macron (France), ainsi que des dirigeants tels que Pedro Sanchez (Espagne), Luiz Inacio Lula da Silva (Brésil), Kyriakos Mitsotakis (Grèce) et le prince héritier d’Abu Dhabi Sheikh Khaled bin Mohamed bin Zayed Al Nahyan.
L’Inde entend ainsi se positionner au cœur de la révolution mondiale de l’IA, tout en offrant une plateforme où les pays en développement puissent faire entendre leur voix dans l’élaboration de standards et de cadres éthiques pour la technologie.
Parallèlement aux discussions ministérielles et aux panels de haut niveau, le sommet accueille une expo technologique rassemblant plus de 600 startups ainsi que des pavillons de 13 pays (Australie, Japon, Royaume‑Uni, France, Allemagne, Italie, Pays‑Bas, Suisse, Serbie, Estonie, Tadjikistan, et d’autres représentants africains).
L’agenda du jour inclut notamment :
- la stratégie nationale pour l’IA en santé (SAHI) et la plateforme open data BODH pour l’évaluation des modèles d’IA dans le domaine de la santé ;
- des séminaires sur l’IA appliquée à divers secteurs (énergie, agriculture, enseignement, égalité des genres, inclusion des personnes handicapées) ;
- des tables rondes sur la responsabilité sociale de l’IA et la protection des données.
Des sessions, conférences et ateliers seront organisés jusqu’au 20 février, avec plus de 500 événements et plusieurs milliers d’intervenants internationaux.
Sur place, plusieurs leaders et experts ont livré des messages clés :
Amitabh Kant, ancien Sherpa du G20 en Inde, a rappelé que l’IA ne devait pas être perçue comme une menace pour l’emploi, mais comme un catalyseur de croissance inclusive, en particulier pour la jeunesse indienne.
La ministre de la Santé, Anupriya Patel, a souligné que l’intelligence artificielle doit venir en soutien aux médecins, sans jamais les remplacer, en insistant sur la nécessité d’une meilleure littératie en IA dans le secteur médical.
Des entreprises technologiques et universitaires ont mis l’accent sur la démocratisation de l’accès aux ressources d’IA et sur le rôle de l’innovation pour favoriser le bien‑être social.
Malgré l’ampleur de l’événement, certains participants ont pointé des difficultés logistiques et organisationnelles. À l’ouverture, de longues files d’attente, des zones d’orientation insuffisantes et des problèmes de sécurité ont été signalés, provoquant frustration et retards pour les délégués et visiteurs.
Au‑delà des discours et des démonstrations technologiques, ce sommet s’inscrit dans un contexte géopolitique où l’Inde cherche à renforcer son rôle **non seulement comme marché émergent, mais comme acteur clé du débat international sur l’intelligence artificielle. L’événement pourrait servir de catalyseur pour de nouvelles collaborations en matière de régulation, d’investissement et de partage de technologies.
Le Sommet de l’IA 2026 pose ainsi les jalons d’un débat global sur la manière dont cette technologie peut être gouvernée pour le bien commun, tout en soulignant les défis — techniques, sociaux et politiques — qui accompagnent son adoption rapide.