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Shane: Le 16/02/2026 à 08:50 | MAJ à 16/02/2026 à 10:58
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Publié : Le 16/02/2026 à 08:50 | MAJ à 16/02/2026 à 10:58
Par : Yeshoda Keenoo

En février 2025, en pleine période de Maha Shivratri, le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, avait déjà annoncé son intention de durcir la législation contre les conducteurs sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue. Un an plus tard, le 11 février 2026, dans un contexte similaire marqué par des accidents graves impliquant des pèlerins, le chef du gouvernement réitère son engagement et, cette fois, la mesure franchit une étape décisive.

Le Conseil des ministres a finalement donné son aval. Il a été décidé que le ministère du Transport terrestre transmettra des instructions de rédaction au bureau de l’Attorney General afin d’amender la législation pour prévoir : la mise en fourrière des véhicules en cas de conduite sous l’influence de drogues et/ou d’alcool, ainsi que l’habilitation du Commissaire de police à faire une demande ex parte devant un juge en chambre pour la suspension immédiate du permis de conduire. S’agit-il d’une réelle solution pour endiguer le fléau sur nos routes ?

Réagissant sur sa page Facebook, le ministre Osman Mahomed estime que cette nouvelle approche vise à renforcer la sécurité routière et à décourager fermement les comportements irresponsables.

De son côté, l’expert en sécurité routière Barlen Munusami souligne la nécessité de mécanismes clairs, notamment dans les cas de véhicules appartenant à des entreprises ou à des compagnies de location, afin d’éviter que des tiers ne soient pénalisés pour une infraction commise par un conducteur.

Pour lui, la mesure est pertinente, mais elle devra être solidement encadrée juridiquement afin d’éviter toute contestation constitutionnelle.

Reste désormais une question centrale : cette décision, attendue depuis un an, permettra-t-elle réellement de freiner l’hécatombe sur nos routes ?