Face à la flambée des prix à la pompe, le gouvernement allemand a décidé d’alléger temporairement la fiscalité sur les carburants. L’une des trois taxes appliquées aux produits pétroliers sera réduite pendant deux mois, afin de soutenir les automobilistes et les entreprises.
L’annonce a été faite lundi par le chancelier Friedrich Merz à l’issue de discussions au sein de la coalition entre conservateurs et sociaux-démocrates. La mesure concerne le diesel et l’essence, avec une baisse estimée à environ 17 centimes par litre.
Le chef du gouvernement a justifié cette décision par le contexte international, pointant les tensions au Moyen-Orient comme facteur majeur de la hausse des coûts énergétiques.
Dans le même temps, l’exécutif a dévoilé un autre dispositif fiscal : une exonération d’impôt sur une prime exceptionnelle pouvant atteindre 1 000 euros, versée volontairement par les entreprises à leurs salariés. Une mesure destinée à soutenir le pouvoir d’achat.
Le coût global de ces décisions est évalué à environ 1,6 milliard d’euros pour les finances publiques, selon la ministre du Travail Bärbel Bas.
Pour compenser cet impact budgétaire, le gouvernement a écarté l’idée d’une taxation des surprofits des compagnies pétrolières, une option pourtant défendue en interne. Berlin privilégie plutôt des ajustements relevant du droit fiscal et de la concurrence.
Le chancelier a également insisté sur le caractère temporaire de cette baisse, estimant que l’État ne peut pas absorber durablement les variations des marchés mondiaux, dans un contexte politique déjà marqué par une forte pression sur la coalition au pouvoir.