Alors que leurs loyers représentent plus de Rs 227 millions par an, la députée de l’opposition estime que l’État doit aller au-delà de la simple publication des chiffres. Pour Joanna Bérenger, il faut désormais mesurer les résultats obtenus.
Combien d’investissements ces ambassades ont-elles permis d’attirer vers Maurice ? Quelles nouvelles opportunités commerciales ont-elles ouvertes ? Quels marchés ont été facilités pour les entreprises mauriciennes ? Et surtout, quelle est leur véritable valeur ajoutée pour le pays ?
Dans un contexte où le gouvernement demande des efforts à la population, Joanna Bérenger juge légitime d’exiger davantage de transparence sur l’utilisation des fonds publics. Selon elle, avant de demander aux Mauriciens de se serrer la ceinture, l’État doit aussi démontrer que ses propres dépenses sont utiles, justifiées et efficaces.
Ce débat dépasse donc la seule question des loyers. Il pose celle de la performance des institutions publiques. Pour la députée, chaque roupie dépensée doit pouvoir être expliquée, évaluée et défendue.
Une exigence de reddition de comptes qui pourrait peser dans le débat budgétaire, à l’heure où la rigueur financière est présentée comme une priorité nationale.
La réaction de la députée Joanna Bérenger relance une question sensible : que rapportent réellement les missions diplomatiques mauriciennes à l’étranger ?