Le petit État d’Anguilla, 15 000 habitants, profite depuis quelques années d’une manne inattendue liée à l’essor de l’intelligence artificielle. Grâce à son nom de domaine « .ai », attribué dans les années 1990, l’archipel est devenu un acteur clé du web mondial.
Avec la multiplication des entreprises et services liés à l’IA, la demande pour ce suffixe a explosé. Chaque année, des centaines de nouveaux sites s’enregistrent, faisant du « .ai » une source de revenus majeure pour le gouvernement.
Selon plusieurs estimations et le FMI, ces recettes représentent désormais une part significative du budget national, parfois jusqu’à un quart des revenus de l’État. Un boom porté notamment par l’essor de plateformes comme ChatGPT et d’autres acteurs du secteur.
Cette nouvelle rente numérique permet à Anguilla de diversifier son économie, historiquement dépendante du tourisme. Mais elle soulève aussi des inquiétudes : la forte dépendance à un marché mondial instable et à des acteurs technologiques extérieurs pourrait fragiliser le pays à long terme.
Entre opportunité économique et risque structurel, le « jackpot .ai » illustre ainsi la façon dont un simple nom de domaine peut transformer l’économie d’un État.