La démonstration de force de samedi ne serait qu’un début. Au lendemain de la manifestation contre la réforme des pensions, la Platform Komun Syndikal affirme que la pression sur le gouvernement se poursuivra.
Les syndicats préviennent que si l’exécutif ne revoit pas sa position, d’autres actions de plus grande ampleur pourraient être envisagées, y compris une grève générale.
Pour Radhakrishna Sadien, président du Congress of Independent Trade Unions, il appartient désormais au gouvernement de prendre des mesures correctives. À défaut, estime-t-il, la population continuera d’exprimer son mécontentement à travers de nouvelles mobilisations.
De son côté, Haniff Peerun, de la Mauritius Labour Congress, appelle le gouvernement à préserver les fondements de l’État-providence. Il rappelle que le Parti travailliste a joué un rôle majeur dans la mise en place du welfare state et estime qu’il ne devrait pas être associé à son affaiblissement ou à son démantèlement.
Pour sa part, Jane Ragoo, secrétaire générale de la Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP), annonce que la Platform Komin Syndikal se réunira ce lundi au siège de la FTU afin de dresser le bilan de la manifestation et de déterminer les prochaines étapes de la mobilisation.
Parmi les options qui seront discutées figure notamment l’éventualité d’une grève générale.