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Thomas Jadoobur: Le 01/06/2026 à 10:01 | MAJ à 01/06/2026 à 10:04
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Publié : Le 01/06/2026 à 10:01 | MAJ à 01/06/2026 à 10:04
Par : Mariyah Radim

Face aux bouleversements climatiques et à la pression croissante exercée sur les ressources naturelles, Maurice amorce un virage stratégique majeur pour repenser son agriculture. Les Assises de l’Agriculture 2026 dessinent les contours d’une profonde mutation du secteur, avec une ambition clairement affichée : bâtir une agriculture moderne, résiliente et capable de renforcer durablement la souveraineté alimentaire du pays.

Le diagnostic posé dans le rapport est préoccupant. Maurice demeure fortement dépendante des importations alimentaires, une situation qui expose directement le pays aux turbulences des marchés internationaux, aux ruptures des chaînes d’approvisionnement et aux conséquences grandissantes du changement climatique.

Face à cette vulnérabilité, les Assises prônent une accélération de la modernisation agricole à travers l’intégration des nouvelles technologies. Intelligence artificielle, drones, satellites, agriculture numérique et systèmes d’alerte précoce sont appelés à transformer les pratiques agricoles. L’objectif est de mieux anticiper les risques climatiques, d’optimiser le suivi des cultures et d’améliorer les rendements dans un contexte de plus en plus incertain.

Le rapport mise également sur une diversification stratégique de la production locale, avec un accent particulier sur des cultures résilientes et adaptées aux réalités climatiques mauriciennes, notamment le manioc et la patate douce.

Le secteur de l’élevage figure lui aussi au cœur de cette transformation. Le rapport recommande le développement de races locales mieux adaptées au climat mauricien ainsi que la mise en place de systèmes d’élevage plus résistants aux vagues de chaleur et aux pénuries d’eau.

À travers ces recommandations, les Assises de l’Agriculture 2026 esquissent une vision ambitieuse pour l’avenir : celle d’une agriculture mauricienne capable de nourrir davantage sa population, de mieux résister aux crises climatiques et économiques, tout en s’inscrivant dans une logique durable au bénéfice des générations futures.