Une traque mortelle. Le suspect de l'attentat sanglant qui a frappé la marche des fiertés à Berlin a succombé, dimanche soir, sous les balles des forces de l'ordre. Traqué par l'unité spéciale SEK, ce jeune Allemand d'origine libanaise a été abattu dans un jardin ouvrier de l'arrondissement de Spandau après avoir chargé les policiers, armé d'un couteau.
L'assaut final met provisoirement un terme à l'angoisse, au lendemain du drame qui a ensanglanté la capitale allemande. Samedi, vers 22 h, au cœur du parc du Tiergarten, à deux pas de la célèbre porte de Brandebourg, le forcené a transformé la liesse du Christopher Street Day en cauchemar, fonçant dans la foule au volant d'un véhicule avant d'attaquer plusieurs personnes à l'arme blanche.
Le bilan communiqué par les autorités fait état d'une personne tuée — une femme — et de 29 blessés. Si la crainte d'un alourdissement du bilan s'estompe, le chancelier Friedrich Merz ayant assuré que les victimes ne sont plus entre la vie et la mort, l'émotion demeure vive.
Le ministre allemand de l'Intérieur, Alexander Dobrindt, a révélé l'identité du suspect : Abdul Ballout, 21 ans, présenté comme un sympathisant présumé du groupe État islamique.
Au cœur des interrogations figurent le parcours judiciaire du suspect. Condamné en mai dernier pour avoir tenté de rejoindre les rangs de l'organisation terroriste en Syrie, il avait échappé à une peine de prison ferme. Cet aménagement de peine, justifié par la prise en compte de sa détention préventive effectuée entre l'Allemagne et le Liban ainsi que par ses aveux, fait désormais l'objet de vives critiques après cette attaque.