Aller au contenu principal
Accueil
Shane: Le 08/07/2026 à 11:28 | MAJ à 08/07/2026 à 11:37
Main picture
Publié : Le 08/07/2026 à 11:28 | MAJ à 08/07/2026 à 11:37
Par : La Redaction

La Cour intermédiaire a reconnu, mardi 7 juillet, le chirurgien esthétique Nishan Mooheeputh coupable d’attentat à la pudeur. Dans un jugement rendu par la magistrate Jade Ngan Chai King, la Cour estime que l’accusation a établi la culpabilité du praticien au-delà de tout doute raisonnable.

Les faits remontent au 29 avril 2022. Une jeune policière s'était rendue à la Welkin Clinic après avoir répondu à une annonce publiée sur Facebook proposant un traitement esthétique de type « Lip Filler ». Lors de sa consultation avec le chirurgien esthétique Nishan Mooheeputh, celui-ci lui aurait également proposé un soin du visage gratuit.

Selon la plaignante, le médecin lui aurait demandé de retirer son haut afin de procéder au soin. Malgré son refus et son malaise, il lui aurait appliqué une crème sur la poitrine avant de l'embrasser à plusieurs reprises contre son gré au cours de l'intervention. Devant la Cour intermédiaire, elle a expliqué qu'elle n'avait pas tenté de quitter la salle ni appelé à l'aide, affirmant avoir été paralysée par la peur. Après les faits, elle s'est confiée à sa famille avant de porter plainte quelques jours plus tard.

Au cours de l'enquête, les policiers ont récupéré des échanges WhatsApp entre la plaignante et le médecin. Ces conversations ont constitué un élément déterminant du dossier. La jeune femme y reprochait au praticien de lui avoir touché la poitrine, de l'avoir embrassée et d'avoir adopté un comportement « non-professionnel » et « contraire à l'éthique ». Dans ses réponses, Nishan Mooheeputh lui demandait de ne pas se fâcher et lui proposait un autre traitement gratuit, sans toutefois nier explicitement les accusations.

Lors du procès, le chirurgien esthétique a rejeté l'ensemble des allégations. Il a également remis en cause l'authenticité des échanges WhatsApp, évoquant une possible manipulation. La Cour n'a toutefois retenu aucun de ces arguments, estimant qu'ils n'étaient appuyés par aucune preuve.

Dans son jugement, la magistrate Jade Ngan Chai King a considéré que le témoignage de la plaignante était resté constant sur les éléments essentiels et que les incohérences soulevées par la défense ne concernaient que des détails mineurs.

Estimant que le médecin avait volontairement touché la poitrine de la plaignante et l'avait embrassée sans son consentement, la Cour intermédiaire l'a déclaré coupable d'attentat à la pudeur. La peine sera prononcée ultérieurement.