Le viol et le meurtre présumés d’une fillette de trois ans suscitent une vive indignation au Népal. L’enfant, portée disparue dans le district de Bara, dans la province de Madhesh, a été retrouvée morte trois jours plus tard.
Selon les dernières informations communiquées par la police, neuf personnes, dont deux mineurs, ont été arrêtées dans le cadre de l’enquête. Elles sont maintenues en détention pendant que les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de déterminer les responsabilités de chacun.
L’affaire a provoqué plusieurs manifestations réclamant justice, notamment à Simara, où des habitants et des proches de la victime ont bloqué pendant plusieurs jours un important axe routier. Des rassemblements ont également été organisés à Katmandou.
À l’issue de discussions avec les parents de l’enfant, le gouvernement népalais a conclu un accord en trois points. Les autorités se sont notamment engagées à revoir les dispositions légales relatives aux crimes graves et à mettre en place un comité chargé de formuler des recommandations. Le gouvernement a également accepté de prendre des dispositions, en collaboration avec les autorités locales, pour ériger une statue en mémoire de la fillette.
L’affaire intervient dans un contexte préoccupant. Selon des données de la police népalaise citées dans la presse, plus de 25 500 accusations de viol et d’abus sexuels ont été enregistrées entre juillet 2017 et juillet 2025. Parmi les victimes recensées, plus de 3 200 filles étaient âgées de moins de dix ans.