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Fab: Le 26/07/2026 à 11:57 | MAJ à 26/07/2026 à 12:00
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Publié : Le 26/07/2026 à 11:57 | MAJ à 26/07/2026 à 12:00

La Platform Komun Syndikal (PKS) hausse le ton à l’approche des débats sur le Finance Bill. Dans une lettre ouverte adressée au gouvernement ce samedi 25 juillet, la plateforme syndicale avertit que si le projet de loi ne revient pas sur les changements apportés à la Basic Retirement Pension (BRP), elle pourrait ne pas avoir « d’autre alternative » que de déclencher une grève générale, une éventualité déjà évoquée après la grande manifestation du 11 juillet dernier à Port-Louis.

Dans cette lettre, la Platform Komun Syndikal affirme toutefois privilégier le dialogue et réitère sa disponibilité à engager de « véritables consultations » avec le gouvernement sur les grandes questions nationales. Elle dit néanmoins rejeter des décisions qu’elle estime fondées sur des « rapports marqués par le conformisme, de possibles conflits d’intérêts et un climat de peur ».

Rappelant la manifestation organisée à Port-Louis le 11 juillet dernier, la plateforme soutient que « le peuple a déjà voté en faveur d’une grève générale ». Elle reconnaît qu’un tel mouvement aurait un coût économique important, mais estime que cette option pourrait devenir nécessaire si « le bon sens et la compassion ne prévalent pas » lors de l’examen du Finance Bill.

La Platform Komun Syndikal lance également un appel aux parlementaires. Elle les exhorte à « trouver le courage de dire publiquement ce qu’ils disent en privé », à enrichir le débat national sur la réforme des pensions et à convaincre le gouvernement d’abandonner ce qu’elle qualifie de « récits trompeurs » concernant la soutenabilité de la pension universelle.

La plateforme rappelle par ailleurs que la Constitution prévoit la possibilité pour l’Assemblée nationale de déposer une motion de censure si les circonstances le justifient.

Dans cette même lettre, la Platform Komun Syndikal réaffirme que le maintien de la pension universelle à 60 ans est, selon ses analyses, financièrement soutenable. Elle estime que les difficultés budgétaires du pays découlent davantage du modèle de « flat tax » instauré en 2006 que du coût de la ‘Basic Retirement Pension’.

Elle plaide ainsi pour une réforme fiscale plus progressive afin de préserver les acquis de l’État-providence.