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Shane: Le 28/05/2026 à 08:46 | MAJ à 28/05/2026 à 08:53
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Publié : Le 28/05/2026 à 08:46 | MAJ à 28/05/2026 à 08:53
Par : Yeshoda Keenoo

Le récent décès d’une femme enceinte, soupçonnée d’avoir eu recours à des pratiques clandestines, a une nouvelle fois relancé le débat autour des risques liés à ces interventions illégales. À Maurice, l’avortement demeure illégal sauf dans des circonstances bien précises prévues par la loi. Depuis l’amendement du Criminal Code en 2012 sous la section 235, une interruption de grossesse peut uniquement être pratiquée dans certains cas spécifiques, notamment lorsque la vie de la mère est en danger, en cas de viol, de grossesse impliquant une mineure de moins de 16 ans ou encore lorsqu’une malformation sévère du fœtus compromet sa viabilité. Toute personne pratiquant ou facilitant un avortement illégal s’expose à des sanctions pouvant aller jusqu’à Rs 100 000 d’amende et dix ans d’emprisonnement.

Mais malgré ce cadre légal strict, les avortements clandestins continuent de faire des victimes et de mettre en danger la vie de nombreuses femmes.

Dr Himla Devi Bhoma, Consultant in Charge à l’hôpital Jeetoo, explique que les avortements clandestins représentent un danger majeur pour la santé des patientes, car dans plusieurs cas, les femmes ignorent le stade exact de leur grossesse ou tentent d’interrompre une grossesse déjà très avancée, augmentant considérablement les risques de complications graves.

Elle évoque également plusieurs signes d’alerte nécessitant une prise en charge urgente après une tentative d’avortement, notamment des changements importants de la couleur de la peau, des enflures ou encore des complications hémorragiques.

Face aux cas qui continuent d’être recensés, la question d’une éventuelle révision de la loi revient régulièrement dans le débat public. L’avocate Venusha Autar estime toutefois que toute réflexion autour d’une légalisation plus large de l’avortement doit avant tout prendre en considération la santé et la sécurité de la mère ainsi que celle de l’enfant à naître.