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Shane: Le 11/06/2026 à 08:18 | MAJ à 11/06/2026 à 08:24
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Publié : Le 11/06/2026 à 08:18 | MAJ à 11/06/2026 à 08:24
Par : La Redaction

Des habitants de Balaclava, Pointe aux Piments, Arsenal, Triolet, Plaine-des-Papayes et Terre-Rouge, soutenus par plusieurs ONGs, montent au créneau pour dénoncer la réduction progressive de l’accès public au littoral dans la région de Balaclava–Pointe aux Piments. Dans une lettre adressée au ministre du Logement et des Terres, Shakeel Mohamed, ils demandent des mesures concrètes afin de garantir un accès « réel, sûr et permanent » à la mer pour les citoyens.

Les signataires saluent d’abord la volonté du gouvernement d’envisager la re-proclamation de la plage publique connue sous le nom de « Pointe aux Piments (Pointe Oberoi) – Portion 1 », déclassée en 2008. Selon eux, cette initiative constitue un signal positif pour la préservation du patrimoine côtier mauricien.

Cependant, ils estiment que le problème dépasse largement ce seul site. Ils soulignent que sur un linéaire côtier d’environ 4,29 kilomètres, seuls 236 mètres de plage restent accessibles au public à travers deux points d’accès. Une situation qu’ils jugent déséquilibrée au regard de l’occupation croissante du littoral par les complexes hôteliers et les développements privés.

La lettre met également en avant trois dossiers prioritaires. D’abord, le devenir d’une parcelle déclassée en 2010, où un projet de centre marin avait été envisagé. Si ce projet n’est plus d’actualité, les habitants demandent que le terrain soit reclassé en plage publique.

Ensuite, ils réclament la restauration d’un accès public à la baie de Balaclava, qui aurait été intégré dans un bail accordé à Island Resort Limited en 2010. Cet accès est considéré comme essentiel pour les résidents, les pêcheurs et les usagers de la région.

Enfin, les signataires souhaitent obtenir des éclaircissements sur des terrains de l’État. Ils proposent que ces espaces soient transformés en plage publique afin de rétablir un meilleur équilibre entre exploitation privée et intérêt général.