Nouveau développement dans l’affaire des travaux observés dans le lagon de Balaclava. Une inspection conjointe et urgente a été menée ce mardi 11 août à 14h30 par plusieurs autorités, dont le ministère de l’Environnement, la Police de l’Environnement, le Fisheries Protection Service et l’Albion Fisheries Research Centre, ainsi que le directeur de l’hôtel concerné. Si aucune pelleteuse ni aucun travail en cours n’ont été constatés lors de cette visite, des traces récentes de pneus d’un engin de type JCB ont été relevées sur la plage.
Selon les explications fournies par la direction de l’hôtel aux autorités, une pelleteuse avait effectivement été engagée dans la matinée. L’objectif, selon l’établissement, était de retirer des coraux et des roches qui auraient été poussés vers le rivage, devant l’hôtel, sous l’effet des fortes marées.
Environ une tonne de coraux et de roches, répartie sur une portion d’environ huit mètres, aurait ainsi été retirée. Ces matériaux ont ensuite été entreposés dans l’enceinte de l’hôtel.
Les autorités ont également constaté que moins de deux tonnes de sable importé avaient été déposées sur la plage afin, selon l’établissement, de rehausser ou d’améliorer cette partie du site.
Mais un élément majeur ressort de l’inspection : l’hôtel ne disposait d’aucun permis ni d’aucune clearance pour procéder à ces interventions.
Le ministère de la Pêche a rappelé à la direction de l’hôtel que l’enlèvement de coraux ou de roches ne peut être effectué sans l’autorisation requise conformément aux dispositions de la Fisheries and Marine Resources Act.
Une enquête doit donc être ouverte par l’Albion Fisheries Research Centre.
Les autorités indiquent également qu’une contravention sera établie à l’encontre de l’hôtel à la suite de ces opérations réalisées sans permis.
L’affaire pourrait toutefois ne pas s’arrêter à l’enlèvement des coraux et des roches.
Une nouvelle réunion doit être organisée avec l’Albion Fisheries Research Centre afin de déterminer si les travaux effectués ont provoqué, même involontairement, un reprofilage significatif de la plage.
Les autorités devront notamment évaluer l’impact du déplacement des matériaux et de l’ajout de sable sur la configuration du littoral.
Si un reprofilage significatif est confirmé, des mesures correctives supplémentaires pourraient être imposées.
L’enquête doit ainsi permettre d’établir avec précision l’étendue des travaux réalisés, leurs conséquences sur la plage et le milieu marin, ainsi que les éventuelles mesures de remise en état qui devront être prises.