Le cauchemar a frappé Bangkok. Dimanche soir, en banlieue de la capitale thaïlandaise, un incendie dévastateur a ravagé un bar-restaurant, faisant au moins 27 morts et plus de 60 blessés. Un lourd bilan humain pour un établissement où la tragédie a pris tout le monde de court.
La scène, décrite par les témoins comme un véritable chaos, s’est déroulée en quelques minutes. Vers 22 heures, les clients ont entendu une explosion près de la scène avant que les flammes ne se propagent à une vitesse fulgurante. La fumée, particulièrement épaisse et toxique, a piégé les victimes à l’intérieur. Le gouverneur de Bangkok a confirmé que la plupart des décès ont été causés par l’inhalation de fumées.
Les autorités pointent déjà de graves dysfonctionnements, notamment des sorties de secours vraisemblablement bloquées et un agencement intérieur qui aurait entravé la fuite des clients. Un journaliste présent sur place a décrit un décor de désolation : fenêtres soufflées par l’explosion, mobilier calciné et odeur de plastique brûlé imprégnant les lieux plusieurs heures après le drame.
Cette tragédie relance le débat, vieux de plusieurs années, sur la sécurité des établissements de nuit en Thaïlande. La réglementation est jugée trop laxiste et ce n’est malheureusement pas la première fois qu’une telle catastrophe survient. En 2022, un incendie similaire avait déjà coûté la vie à 25 personnes dans la province de Chonburi.
Alors qu’une enquête est en cours, les familles des victimes attendent des réponses sur les circonstances exactes de cette défaillance. Pour l’heure, Bangkok pleure ses disparus, tandis que les hôpitaux de la capitale luttent toujours pour sauver une vingtaine de blessés, actuellement dans un état critique.