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Yudhisen Mardaymootoo: Le 12/08/2026 à 16:04 | MAJ à 12/08/2026 à 16:05
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Publié : Le 12/08/2026 à 16:04 | MAJ à 12/08/2026 à 16:05

La Banque de Maurice (BOM) a décidé de maintenir le taux directeur à 4,75 % par an. Réuni ce mercredi 12 août, le Monetary Policy Committee (MPC) a pris cette décision à l’unanimité, dans un contexte marqué par des incertitudes économiques et des risques inflationnistes toujours élevés.

Sur le plan international, la Banque souligne la persistance des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, les risques pesant sur les principales routes maritimes ainsi que la volatilité des prix de l’énergie et la hausse des coûts du fret. Autant de facteurs susceptibles de peser sur la croissance et d’entretenir les pressions sur les prix.

Le Fonds monétaire international prévoit une croissance mondiale de 3 % en 2026, contre 3,5 % en 2025. L’inflation mondiale devrait, elle, atteindre 4,7 % cette année.

À Maurice, l’activité économique a ralenti au premier trimestre, mais reste soutenue notamment par le tourisme et les services financiers. La Banque de Maurice maintient sa prévision de croissance à 2,8 % pour 2026. Elle estime toutefois que les risques restent orientés à la baisse, en raison notamment d’un possible affaiblissement de la demande et de perturbations des chaînes d’approvisionnement.

Côté inflation, le taux global est passé de 4,1 % en juin à 4 % en juillet. L’inflation en glissement annuel a toutefois progressé à 4,4 %. La Banque revoit néanmoins sa prévision pour 2026 à environ 5 %, contre 5,5 % auparavant, notamment grâce aux récentes mesures budgétaires et aux subventions sur certains produits de première nécessité.

Le MPC reste prudent face au risque d’une nouvelle hausse des prix du pétrole, des denrées alimentaires ou du transport maritime. Il affirme qu’il continuera à suivre l’évolution de la conjoncture et se dit prêt à agir si nécessaire. Le compte rendu de la réunion sera publié le 26 août.

Le comité a également examiné les effets de la précédente hausse de 25 points de base sur l’épargne et le crédit. Les tests de résistance confirment la solidité du secteur bancaire.