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Keshinee: Le 26/12/2025 à 08:05 | MAJ à 26/12/2025 à 08:07
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Publié : Le 26/12/2025 à 08:05 | MAJ à 26/12/2025 à 08:07
Par : Dooshina Appigadu

La semaine dernière, un cambriolage a été signalé dans la résidence d’un analyste de la Banque de Maurice (BoM) à Phoenix. Selon les informations recueillies, les malfaiteurs se seraient introduits dans son domicile à Vacoas pendant son absence. Ce n’est qu’à son retour, dans la soirée, que l’employé a constaté la disparition de plusieurs biens, dont des documents confidentiels liés à des opérations de prêts bancaires.

Outre ces dossiers sensibles, les voleurs ont également emporté 10 cartes d’accès de la BoM, des ordinateurs portables et des passeports, pour une valeur estimée à environ Rs 50 000. L’affaire a été confiée à la Criminal Investigation Division (CID) de Phoenix.

Ce cambriolage relance le débat sur la sécurité des informations bancaires et le respect de la confidentialité.

Selon nos informations, les documents confidentiels ne devraient jamais quitter les locaux de la Banque, une règle stricte de l’institution.

Il n’est pas sans rappeler qu’un précédent avait déjà marqué la BoM. En 2021, un analyste avait été mis en cause pour divulgation d’informations confidentielles lors d’une affaire portée par le syndicat des employés de la Banque de Maurice (BOMEU) devant l’Employment Relations Tribunal (ERT).

À cette époque, la Second Deputy Governor, Hemlata Sadhna Sewraj-Gopal, avait adressé une mise en demeure à l’employé. Ce dernier, agissant comme président et témoin pour le BOMEU, avait présenté devant le Tribunal un extrait du Rapport annuel 2021 de la BoM, alors que le document était encore strictement confidentiel et n’avait pas été rendu public. La Banque avait estimé qu’il s’agissait d’une utilisation non autorisée d’informations internes, en violation de son contrat de travail, et avait envisagé des procédures disciplinaires.

Le récent cambriolage ravive les inquiétudes : la Banque de Maurice, garante de la confidentialité des données bancaires, n’a toujours pas réagi au vol et à la possible divulgation de documents confidentiels, afin de rassurer le public.

Autres questions : parmi les ordinateurs portables volés, y avait-il des équipements appartenant à la Banque ou contenant des informations institutionnelles, ce qui pourrait accroître le risque pour la confidentialité des données bancaires ?

Affaire à suivre…