La terre a tremblé vendredi 4 septembre à Viacha, cité andine de 100 000 âmes située à un jet de pierre de La Paz. Un double cataclysme d’une violence inouïe a pulvérisé une base militaire abritant des stocks pyrotechniques, fauchant la vie de deux militaires et plongeant la région dans le chaos. Le bilan provisoire fait également état de sept disparus et de 81 blessés, dont deux luttent actuellement contre la mort.
Les images capturées par les riverains témoignent de la déflagration : des fenêtres réduites en poussière, des débris incandescents projetés à la volée et un impressionnant champignon de fumée noire s’étirant au-dessus des habitations. Face au danger persistant et à la fragilité des structures touchées par l’onde de choc, les autorités ont procédé à des évacuations d’urgence et coupé l’alimentation électrique du secteur, bouclé par les forces de l’ordre.
Selon les premiers éléments livrés par le ministre de la Défense, Ernesto Justiniano, une première explosion de poudre noire a rapidement été éclipsée par une seconde déflagration d’une puissance colossale, dont la nature exacte reste à élucider. Tout en écartant l’hypothèse de l’explosion d’un arsenal militaire lourd, le parquet a ouvert une vaste enquête pénale. De son côté, le président Rodrigo Paz a exigé toute la lumière sur le respect des protocoles de sécurité, tandis que les pompiers continuent d’arroser les ruines fumantes pour écarter tout risque résiduel.