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Sahil Jeemon: Le 23/04/2026 à 12:37 | MAJ à 23/04/2026 à 12:38
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Publié : Le 23/04/2026 à 12:37 | MAJ à 23/04/2026 à 12:38
Par : Vanessa Mathews Saramandif

La justice iranienne a répliqué avec fermeté, mercredi 23 avril, aux déclarations de Donald Trump concernant plusieurs militantes iraniennes qu’il dit menacées d’exécution. Téhéran rejette ces affirmations et accuse l’ancien président américain de propager des informations erronées.

Par la voix de l’agence Mizan, organe du pouvoir judiciaire, les autorités iraniennes estiment que Donald Trump “fabrique des succès imaginaires” et s’appuie sur des données qu’elles jugent totalement fausses.

Cette réaction intervient après une publication de Donald Trump sur son réseau Truth Social. Il y affirmait avoir obtenu des autorités iraniennes la suspension de l’exécution de huit femmes. Selon lui, quatre d’entre elles devaient être libérées immédiatement, tandis que les quatre autres feraient l’objet d’une peine d’emprisonnement d’un mois. Il a même salué publiquement la décision supposée de Téhéran.

Mais du côté iranien, ces propos sont catégoriquement contestés. Déjà la veille, Mizan affirmait que l’ancien président américain avait été “mal informé”, précisant que certaines femmes citées avaient déjà été relâchées, tandis que d’autres font face à des poursuites pouvant aboutir à des peines de prison, et non à la peine capitale.

Aucune confirmation indépendante n’a pu établir l’existence de ces menaces d’exécution, ni l’identité complète des femmes mentionnées dans les publications de Donald Trump. Les images relayées proviendraient initialement d’un post sur le réseau X, partagé par un militant, puis repris par l’ancien président.

Parmi les cas évoqués figure celui de Bita Hemmati, condamnée à mort pour des actes de violence présumés contre les forces de sécurité lors de manifestations. Une autre femme citée serait Mahboubeh Shabani, âgée de 32 ans, condamnée pour “guerre contre Dieu” après avoir transporté des manifestants blessés à Mashhad, selon l’ONG Hengaw, basée en Norvège, qui documente régulièrement les cas liés aux droits humains en Iran.