L’espoir d’une sortie de crise au Moyen-Orient est-il en train de se stabiliser ? Washington l’assure ce lundi : un accord majeur avec l’Iran reste à portée de main. Depuis New Delhi, le secrétaire d’État Marco Rubio a confirmé qu’une proposition « solide » était sur la table.
Au cœur des discussions : la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz et le retour de Téhéran à la table des négociations sur le nucléaire. L’annonce était initialement attendue ces dernières heures, mais les discussions en coulisses se prolongent.
Si les diplomates s’activent, la Maison-Blanche choisit, elle, de souffler le chaud et le froid. Donald Trump a personnellement appelé à la prudence sur les réseaux sociaux, demandant à ses équipes de ne pas se précipiter.
La ligne du président reste ferme : pas question de signer un « mauvais accord ». Le blocus américain sur les ports iraniens resterait maintenu tant que le texte final ne serait ni validé ni signé. Pour Donald Trump, le temps jouerait en faveur de Washington.
Selon plusieurs observateurs, obtenir le feu vert des dirigeants iraniens pourrait encore nécessiter plusieurs jours de discussions.
Sur les marchés mondiaux, l’enjeu demeure majeur. Ce conflit — débuté fin février — perturbe depuis près de trois mois le détroit d’Ormuz, un point de passage stratégique par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial.