À l’approche du Budget 2026-2027, le député Khushal Lobine estime qu’une question fondamentale se pose : Maurice doit-elle gouverner selon les attentes des agences de notation comme Moody’s ou selon les intérêts du peuple mauricien ?
Selon Khushal Lobine, Moody’s joue certes un rôle important dans l’évaluation de la stabilité financière du pays et dans la confiance des investisseurs étrangers. Mais il rappelle qu’une agence privée ne peut définir les priorités économiques et sociales d’un État souverain. Les recommandations du FMI, ajoute-t-il, doivent être considérées comme des conseils techniques et non comme des directives absolues.
En effet, Khushal Lobine souligne que les Mauriciens font aujourd’hui face à des difficultés bien réelles : hausse du coût de la vie, baisse du pouvoir d’achat, difficultés des PME, chômage des jeunes et montée des inégalités. Dans ce contexte, le prochain Budget ne peut être uniquement orienté vers les marchés financiers.
Pour le député, Maurice doit trouver un équilibre entre discipline budgétaire et investissement dans l’avenir. Cela passe par un soutien accru à la production locale, à l’innovation, à l’éducation, à la santé et à la transition énergétique.
Khushal Lobine estime également que Maurice doit suivre l’exemple de pays comme Singapour, l’Inde ou la Malaisie, qui ont su écouter les institutions internationales tout en défendant leurs intérêts nationaux. Il affirme que le Budget 2026-2027 devrait être avant tout un Budget de production, de justice sociale et de souveraineté économique. Mais cette transformation exige aussi des réformes profondes : réduire le gaspillage des fonds publics, moderniser les institutions et combattre la bureaucratie qui freine l’investissement et l’innovation.
Enfin, Khushal Lobine insiste sur la nécessité de replacer la méritocratie au centre de la gouvernance afin de permettre aux compétences et au travail de contribuer pleinement au développement du pays. Pour lui, le véritable défi du prochain Budget est clair : construire une économie au service des Mauriciens avant tout.