À quelques jours de la présentation du Budget 2026/2027, de nombreux Mauriciens s’interrogent sur leur capacité à faire face à l’augmentation continue du coût de la vie.
La récente hausse du repo rate par la Banque de Maurice (BoM), passé de 4,50 % à 4,75 %, combinée à un contexte marqué par l’inflation, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et la hausse du prix de certains biens et services, alimente les inquiétudes, notamment au sein de la classe moyenne et des ménages les plus vulnérables.
L’an dernier, plusieurs mesures budgétaires avaient déjà entraîné une réduction de certaines aides sociales. Cette année, la question se pose à nouveau : les consommateurs devront-ils consentir à de nouveaux sacrifices ou bénéficieront-ils de mesures destinées à préserver leur pouvoir d’achat ?
Pour sa part, le ministre du Commerce, Michael Sik Yuen, se veut rassurant. Il souligne que plusieurs produits demeurent soumis au mécanisme de ‘Maximum Mark-Up’, permettant aux autorités de contrôler les marges appliquées et de limiter les hausses excessives des prix.
Claude Canabady de la Consumers Eye Association estime toutefois que le prochain Budget doit impérativement comporter des mesures concrètes pour soulager les consommateurs. Il plaide notamment pour une réduction ou une suppression de la TVA sur certains produits essentiels, tout en estimant qu’une plus grande concurrence dans l’importation de certains produits pourrait contribuer à faire baisser les prix.
De son côté, l’économiste Ibrahim Malleck rappelle que la hausse du repo rate vise avant tout à contenir l’inflation. Il souligne toutefois que cette décision a également des répercussions directes sur les ménages, à travers l’augmentation du coût des emprunts et des remboursements de prêts. Selon lui, les prochains mois permettront d’évaluer l’efficacité de cette mesure dans la lutte contre l’inflation.